Le Wing Chun : une défense agressive

Le Wing Chun (ou Wing Tsun) est art martial chinois qui associe efficacité et adaptabilité. Souvent associé au Kung-fu dans les films d’action chinois, le Wing Chun est, au même titre que le tai chi, praticable à tout âge.

Les origines

Selon les historiens, le Wing Chun a été créé dans les années 1650 par Yim Wing Chun qui elle-même était une élève d’une none de Shaolin du nom de Ng Mui.

En se rendant compte de son désavantage physique par rapport aux hommes, Yim Wing Chun mis au point des méthodes de blocage basées sur la déviation contre les coups, des blocages puissants face à des hommes voulant l’agresser.

Au fil des siècles le Wing Chun s’est transmis de maître (Sifu en chinois) à élève, le maître le plus connu étant Yip Man, qui a eu comme élève le célèbre acteur Bruce Lee.

Le maître Yip Man et son élève, Bruce Lee

L’exportation du Wing Chun en Europe a débuté en Allemagne avec les écoles de Leung Ting (le dernier élève de Yip Man) avant de s’étendre aux pays limitrophes.

Quelles sont les caractéristiques du Wing Chun ?

Le Wing Chun est basé sur le travail de la sensation et du contact. A chaque attaque de l’adversaire, le pratiquant de Wing Chun a plusieurs combinaisons possibles pour contrer l’adversaire. Suivant le contact de l’adversaire, le type de contre-attaque sera automatiquement délivré. Mais pour arriver à ce résultat, le pratiquant du Wing Tsun doit s’exercer à changer ses réflexes de protection par des mouvements de Wing Chun.

Mais la base de la contre-attaque est la défense agressive. C’est-à-dire que dans le Wing Chun on se défend en même temps qu’on attaque. Par exemple, on peut contrer un coup de poing venant de la droite tout en parant avec le bras gauche, et en même temps, attaquer avec le bras droit par un poing direct sur les points vitaux, c’est-à-dire la gorge ou le visage.

Autre particularité, le Wing Chun n’est efficace et rapide que si les muscles sont totalement relâchés, une condition physique assez difficile pour les débutants.

Dans le Wing Chun il existe des sortes de kata, appelé forme. Chaque forme porte un nom :

  • Shil Lim Tao: signifie « la petite idée » en chinois. Cette forme constitue la base du Wing Chun, on y apprend la première pose de combat (appelé aussi première structure).
  • Chum Kil Tao: signifie « faire le pont », on y enseigne l’art de se déplacer en trouvant l’angle d’attaque ou défense idéal. Cette 2ème forme utilise les principes de Shil Lim Tao avec le déplacement et la puissance.
  • Bil Jee Tao: signifie « les doigts qui transpercent ou le toucher de la mort » : c’est la forme la plus élevée du Wing Chun et on y développe la précision des attaques, les points vitaux sont essentiellement prises pour cible. Les particularités de cette 3ème forme est l’intégration des armes, le bâton et les couteaux papillons.
Les doubles couteaux

Les doubles couteaux

Pour améliorer sa précision, le pratiquant devra s’entraîner sur le fameux mannequin de bois, caractéristique des arts martiaux chinois. Souvent spectaculaire, maîtriser les techniques sur le mannequin de bois est difficile mais efficace en situation réelle.

Techniques sur mannequin de bois

Techniques sur mannequin de bois

Qui peut le pratiquer ce sport ?

Cet art martial chinois peut se pratiquer à tout âge comme le tai chi et le yoga. Il ne demande que très peu de force et est efficace en self défense ; la preuve, la créatrice du Wing Chun était une femme et arrivait à rivaliser avec les hommes. Preuve qu’il ne faut pas être obligatoirement musclé pour gagner un duel.

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